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# Gepost op zondag 16 maart 2008, 05u12

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# Gepost op zondag 16 maart 2008, 04u58

IAM ET L'AVÈNEMENT DU RAP FRANÇAIS

IAM
1 PRÉSENTATION

IAM, groupe de rap français.

2 ENTRE ÉGYPTE ANCIENNE ET MARSEILLE

Groupe multiculturel originaire de Marseille, IAM se forme progressivement, au milieu des années 1980, autour de Philippe Fraggione, dit « Akhenaton » (né à Marseille en 1968), et Eric Mazel, dit « DJ Kheops » (né à Marseille en 1966). Il comprend six personnes d'origines diverses (italienne, espagnole, algérienne, sénégalaise...). Leurs noms de scène sont égyptiens ou orientaux : Chill ou Akhenaton (rappeur), Jo ou Shurik'n Chang-Ti (rappeur), DJ Kheops (disc-jockey), Imhotep (architecte musical), Malek Sultan et Divin Kephren (danseurs). En 1989, le collectif enregistre une première cassette auto-produite, Concept, dans le studio du groupe Massilia Sound System : l'aventure est lancée.

Les références historiques, et plus particulièrement l'influence de l'Égypte ancienne (« Pharaon revient », « Khéops appartient à l'horizon »), sont particulièrement sensibles sur De la planète Mars, (1991), premier album sorti en même temps que ceux de MC Solaar et Suprême NTM. La ville de Marseille est également omniprésente ; toutefois, tournant le dos au folklore hérité de Marcel Pagnol, IAM aborde sans faux-semblants des thèmes sociaux tels que la dénonciation des injustices au sein de la cité phocéenne (« Tam-tam de l'Afrique »). Le succès est immédiat, et permet à la jeune scène rap française de se faire une place de choix parmi les musiques populaires. Parfaite illustration de cette entrée fracassante du rap dans la culture musicale française, le groupe assure la première partie de Madonna dans l'une des plus grandes salles de concert du pays, Paris-Bercy.

3 IAM ET L'AVÈNEMENT DU RAP FRANÇAIS

Le single « Je danse le Mia » précède l'ambitieux deuxième album d'IAM, Ombre est lumière (1993) : ses 40 titres au cours desquels se mêlent humour et discours engagé remportent un triomphe populaire, et le groupe est également couronné meilleur groupe de l'année au cours des Victoires de la musique, en 1995.

Après une participation à la bande originale du film la Haine (1995) de Matthieu Kassowitz, le groupe s'attelle à la réalisation de l'École du micro d'argent (1997), qui creuse le même sillon musical tout en proposant des textes plus profonds et plus sombres. Environ un million d'exemplaires du disque sont vendus, ce qui constitue une première dans l'histoire du rap en France. Le groupe ne réapparaît au complet qu'à l'occasion de Revoir un printemps (2003), un album marqué par l'actualité nationale et internationale : l'élection présidentielle de 2002 est évoquée (« 21/04 »), de même que des sujets de société tels que le viol (« Ici ou ailleurs »). Plusieurs invités figurent en outre au générique de l'album, parmi lesquels l'Américaine Beyoncé, du groupe Destiny's Child.

Parallèlement à la carrière du groupe, certains membres d'IAM se lancent dans une carrière solo : Akhenaton avec Métèque et mat (1995) puis Electro Cypher (2000), Kheops avec Sad Hill (1997) puis Sad Hill Impact (2000), Shurik'n avec Où je vis (1998), Imhotep avec Blue Print (1998) ou encore Malek Sultan sous le nom de Freeman avec L'palais de justice (1999).

# Gepost op zaterdag 15 maart 2008, 08u51

L'histoire du rap français

L'histoire du rap français
rap
1 PRÉSENTATION

rap (de l'argot américain to rap, « bavarder », « jacter »), genre musical apparu aux États-Unis, dans les ghettos new-yorkais, au début des années soixante-dix.

2 DE LA CONFIDENTIALITÉ À LA CONSÉCRATION POPULAIRE

Le rap s'inscrit dans l'histoire du rock comme un mouvement révolutionnaire musical noir ; les Last Poets (qui empruntent leur nom au poète sud-africain Willie Kgositsile) comptent parmi les premiers instigateurs.

Le rap naît commercialement dans les années quatre-vingt avec des groupes comme Sugarhill Gang (« Rapper's Delight ») ou Grandmaster Flash (« The Message »). Il évolue ensuite, notamment grâce à l'emblématique Afrika Bambaata, vers l'univers hip-hop, une culture urbaine mêlant breakdance, smurf, graffiti, tags et autres formes d'expressions artistiques. Mais c'est à la charnière des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix qu'il fait réellement son entrée sur la scène musicale populaire américaine ; des groupes noirs (Run DMC), blancs (Beastie Boys) ou latino-américains (Tuff Crew) prennent alors d'assaut les hit-parades. À leur suite, le rap prend une tournure plus révolutionnaire et violente (Public Enemy, X-Clan), ou plus légère et musicale (De La Soul, Jungle Brothers).

3 LE CLIVAGE : TENDANCE RADICALE CONTRE DÉMARCHE COMMERCIALE

Bientôt, on retrouve d'un côté les rappeurs au langage cru, dont les textes parlent de drogue, de criminalité et de sexe, tandis que des chanteurs plus consensuels se rapprochent de la variété.

Le gangsta rap (littéralement « rap gangster »), représenté par Schooly D, NWA ou encore Too Short, connaît d'abord le succès dans les ghettos de Los Angeles, puis étend son influence à l'ensemble du continent nord-américain. Ainsi, tandis que la guerre des gangs enflamme les quartiers chauds de Los Angeles, les O.G., ou original gangstas (authentiques gangsters), se réclament des gangsta rappeurs tels que Ice Cube ou Ice T.

Les rappeurs dits « commerciaux » touchent quant à eux un plus large public. Des artistes comme MC Hammer, Tone Löc ou Young Mc, utilisant un son calibré pour les radios, vendent des millions de disques. La communauté hip-hop est scindée en deux. Toutefois, une « troisième voie » laisse place à des groupes atypiques — EPMD ou BDP notamment — qui reçoivent également un accueil favorable.

4 LE RENOUVEAU DU RAP AMÉRICAIN ET LE RÔLE PRÉDOMINANT DU DISC-JOCKEY

Pendant plusieurs années, le rap n'a pu évoluer qu'en se mêlant à d'autres genres musicaux : soul, funk, hard rock, folk, jazz, etc. La fin des années quatre-vingt-dix est cependant marquée par l'émergence d'artistes ingénieux (Company Flow, Wu-Tang Clan, Dilated Peoples) qui lui insufflent une inspiration créatrice rénovatrice. L'accès à de nouveaux outils de travail (logiciels toujours plus perfectionnés, tels que samplers et séquenceurs) offre des possibilités techniques et artistiques jusque-là inédites aux artistes de la communauté hip-hop, notamment les disc-jockeys (D.J.), qui distillent des sonorités, des rythmes et des mélodies auparavant imperméables aux rappeurs.

5 LE RAP FRANÇAIS : DES INFLUENCES AMÉRICAINES À L'ÉMERGENCE D'UN DISCOURS PERSONNEL

Le D.J. Deenasty, disciple d'Afrika Bambataa et auteur du premier album de rap français sorti en 1984 (Paname City Rappin'), est l'un des pionniers de la scène hip-hop dans l'Hexagone. Son émission de radio Deenastyle permet à de jeunes groupes de se faire un nom. Issu de la old school (ancienne école), il participe dès 1986 aux concerts d'artistes de renom tels que Public Enemy ou Maceo Parker.

Dès la fin des années quatre-vingt, le rap a trouvé quelques interprètes originaux, qui ont su se démarquer des influences américaines : MC Solaar, IAM, NTM. Tous ont bénéficié du soutien de Deenasty.

La « nouvelle école française », apparue dans les années quatre-vingt-dix après une période de rejet critique et public, contribue à « l'assimilation » du rap au sein du paysage musical hexagonal, grâce à des formations telles que Secteur A (Arsenik, Futuristik), 113 ou Fonky Family. De nombreux rappeurs, à l'instar d'Oxmo Puccino, Akhenaton ou Rocca, auteurs de textes brillants, apportent au rap français une touche de poésie insolite, autant appréciée du grand public que de l'underground.

# Gepost op zaterdag 15 maart 2008, 08u45